L'album commence par
Stripper et
Prince Harry, les singles qui étaient sortis sur Poptones, le label d'Alan Mc Gee. Ces titres les avaient fait rentrer dans les charts indie, et leur avaient permis de se faire signer par un plus gros label pour sortir l'album.
La plupart de leurs chansons démarrent comme celles de
The Horrors avec une rythmique froide et martiale sur un riff de guitare bien méchant. Et puis très vite ça tourne comme une chanson de
Goldfrapp un peu sexy et nonchalante. En trente secondes, tout est dit,
Soho Dolls n'est pas un groupe original. On peut donc s'intéresser à l'essentiel, est-il bon ? Musicalement rien à reprocher, les mélodies sont soignées, la production est irréprochable, et la voix de
Maya von Doll est juste. Tout tombe parfaitement en place et finalement aucune surprise ne vient illuminer cet album bien propre sous ses airs décadents et gothiques.
Impossible de ne pas penser au Batcave, la boite de nuit de Soho où a commencé le mouvement gothique anglais au début des années 80. Raisonnent dans
Ribbed music for the numb generation les échos de pop électronique et Glam (Marc Almond, Visage...), et une musique plus dure pour amateurs de vampires (Alien Sex Fiend, bauhaus...). La formule fonctionne bien aujourd'hui pour
Ladytron, et aussi pour des vieux de la vieille comme
Depeche Mode quand ils sortent les guitares et le mascara sur
Playing the Angel.
Pas la peine d'en rajouter, mais les titres se suivent et répètent toujours la même construction en deux parties : le côté dur et le côté cabaret voluptueux. Ca finit par m'irriter et je réserverais
Soho Dolls aux iPod des freaks fan d'
Emily the strange.
-Tracklist :
01 - Stripper
02 - Prince Harry
03 - My Vampire
04 - Right And Right Again
05 - Trash Rental
06 - I'm Not Cool
07 - Bang Bang Bang Bang [
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08 - The Rest For The Wicked
09 - Weekender
10 - Pleasures Of Soho
11 - No Regrets
12 - 1724